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Alabama : une barbarie sans nom

L’Alabama, un État du sud des États-Unis, a exécuté un condamné par asphyxie. Une première dénoncée par plusieurs organisations de défense des droits humains, et l’ONU qui a comparé ce mode d’exécution à une forme de « torture ». La mise à mort de Kenneth Eugene Smith, définitivement condamné en 1996 à la peine capitale pour le meurtre d’une femme commandité par son mari, est la première de l’année aux États-Unis, où 24 ont été réalisées en 2023, toutes par injection létale. L’exécution par hypoxie consiste à faire inhaler au condamné de l’azote, ce qui provoque un décès par raréfaction d’oxygène. À noter qu’alors que l’Association américaine vétérinaire (AVMA) recommande d’administrer un sédatif aux animaux, même de grande taille, lorsqu’ils sont euthanasiés de cette façon, le condamné n’a eu droit lui à aucune sédation, ni anesthésie. Le porte-parole de Kay Ellen Ivey, la gouverneure républicaine, a déclaré que l’hypoxie à l’azote était « peut-être le mode d’exécution le plus humain jamais inventé ». Un sens de « l’humain » qui s’apparente à de la barbarie.