Nouveau Parti anticapitaliste

Nos vies valent plus que leurs profits

Aurore Bergé veut manier le bâton contre les « parents défaillants »

La ministre des Solidarités et des Familles, Aurore Bergé, a annoncé dans un entretien à La Tribune dimanche la création de « travaux d’intérêt général pour les parents défaillants ». Elle souhaite aussi mettre en place « le paiement d’une contribution financière pour les parents d’enfants coupables de dégradations auprès d’une association de victimes et une amende pour les parents ne se présentant pas aux audiences qui concernent leurs enfants ». Si on ajoute à cela l’idée, lancée il y a quelques semaines, d’expulser éventuellement de leur logement social des familles dont des enfants seraient impliqués dans des troubles urbains, Bergé nous sort une panoplie complète de mesures dirigées contre les parents en difficulté, qui appartiennent le plus souvent aux couches sociales les plus modestes. Mais les protestations n’ont pas tardé. Trois membres de la Commission scientifique sur la parentalité, qu’elle venait à peine de mettre en place, ont annoncé qu’ils claquaient la porte, protestant contre le fait que « les travaux à venir soient placés sous l’égide de méthodes répressives ». On arrive à se demander à quoi peut bien correspondre le mot « Solidarités » dans l’intitulé de ce ministère.