Nouveau Parti anticapitaliste

Nos vies valent plus que leurs profits

Ça crève les yeux : le besoin d’un tous ensemble pour les salaires !

Tout le monde le voit, tout le monde le vit (très mal) : les prix augmentent bien plus vite que nos salaires, nos pensions ou allocations. Les chiffres officiels sont sous-estimés, car ils ne tiennent pas compte des hausses spectaculaires des produits de base de nos budgets (sucre +50 %, carburant à plus de 2 euros le litre – et comment pourrions-nous être rassurés par la promesse récente de TotalEnergies de ne pas dépasser… 1,99 euros à la pompe ?). Brutale chute de notre niveau de vie, ces deux dernières années, et colère qui monte chez des millions de travailleurs et travailleuses qui en ont tout simplement marre des privations et des angoisses de fins de mois qui durent 15, 20 ou même 30 jours.

Mais pendant que notre colère légitime alimente le moteur à explosion, les partis de gauche et direction syndicales vont « tranquillou » leur petit bonhomme de chemin, à aller discuter avec Macron. Certes, se dessine la perspective d’une journée syndicale de « mobilisation » le 13 octobre… encore dans un gros brouillard : journée de manifestation ? Journée de grève ? Avec ou sans lendemain ? Dans un contexte pourtant alarmant d’appauvrissement général lié à l’inflation, où les Restos du Cœur craquent sous la demande, où les SDF peuplent les rues, c’est le silence radio, du côté des directions syndicales et politiques de gauche, sur la nécessité d’une bataille de l’ensemble du monde du travail, avec ou sans emploi, jeunes et retraités sur les salaires et les revenus. Sa préparation sérieuse, selon nous, est pourtant à l’ordre du jour.

Un plan de bataille

Qui aujourd’hui peut prétendre qu’une augmentation générale des salaires de 400 euros, un revenu minimum de 2000 euros pour tous les salaires, pensions et allocations, avec des revenus qui suivraient automatiquement les prix, ne sont pas une exigence vitale ? C’est un « kit de survie » ! Mais qui peut croire que nous pourrions l’arracher, en même temps que des services publics de santé et d’éducation de qualité et gratuits et bien d’autres choses, autrement que par une mobilisation générale, disons clairement une grève générale ? Lançons le débat partout où nous le pouvons, organisons-nous pour en discuter sur nos lieux de travail, nos quartiers, nos lieux d’études et dans nos organisations syndicales aussi : il est temps de se préparer à l’offensive pour imposer de vivre, et pas survivre.

Xavier Chiarelli

 

 

(Article paru dans Révolutionnaires numéro 5, septembre 2023)