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Disneyland : on ne licencie pas des travailleurs qui luttent

Depuis le 13 juillet, cinq salariés de Disney sont mis à pied et sont convoqués pour des entretiens individuels préalables au licenciement. Le premier concernant quatre salariés a eu lieu le 25 juillet. Le second est prévu au retour de congés du cinquième mis en cause. Les motifs retenus seraient liés à différents épisodes du mouvement de grève des mois de mai et juin derniers qui auraient perturbé « l’expérience des visiteurs » (annulation d’un spectacle, manifestations dans le parc, réclamations de remboursement des visiteurs).

La direction cherche donc à intimider, dissuader, faire peur, et attaquer le mouvement de grève dans son ensemble. Elle craint une reprise des grèves à la rentrée, alors que la mobilisation a déjà démontré sa force à travers le nombre de grévistes (plus d’un millier), les actions menées (diffusion de tracts, manifestations dans le parc, blocage de spectacles, parking gratuit), et les méthodes d’organisation (assemblés générales, comité de salariés grévistes).

Par différents biais la direction révèle parfaitement sa logique patronale opposée aux intérêts de la classe ouvrière : elle prétend préserver la santé des salariés alors que celle-ci est très dégradée par des rythmes imposés et un temps de travail flexibilisé. Elle prétend respecter les droits des salariés tandis qu’elle a usé de divers moyens de répression pendant la mobilisation (convocations individuelles, sécurité spéciale, consignes managériales dissuasives). Elle prétend ne pas pouvoir augmenter les salaires à hauteur de l’inflation alors que le bénéfice d’exploitation du parc atteignait 46 millions d’euros en 2022.

Mais les travailleurs et travailleuses du parc n’ont pas dit leur dernier mot. Certains sont venus soutenir leurs collègues lors de leur entretien préalable au licenciement. Pour eux, ce sont des « licenciements pour l’exemple », et la direction trouverait n’importe quel prétexte pour les punir. Une pétition « Contre les menaces de licenciement à Disneyland Paris suite au mouvement anti-inflation » a déjà recueilli plus de 900 signatures, et réaffirme la légitimité des revendications portées (entre autres : 200 euros d’augmentation par mois, les horaires adaptés au volontariat, les dimanches payés double, le versement sans condition de l’indemnité kilométrique, la revalorisation de la prime d’ancienneté). Il y a de quoi être révolté et se battre pour remettre les pendules des patrons à l’heure.

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