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Dissolution de la « Division Martel » : un coup d’épée dans l’eau

À l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a annoncé la dissolution du groupuscule d’extrême droite « Division Martel ». Ses militants s’étaient illustrés dans la nuit du 25 au 26 novembre à Romans-sur-Isère où ils s’étaient rendus dans le quartier de la Monnaie, d’où étaient issus plusieurs des jeunes en cause dans la mort de Thomas, 16 ans, poignardé en marge d’un bal dans le village de Crépol. Leur but était d’en « découdre ». Mais lorsqu’on découvre dans le décret de dissolution que ce « groupement propage des idées justifiant la discrimination et la haine envers les personnes étrangères ou les Français issus de l’immigration, notamment par leur assimilation à des délinquants ou des criminels » on croit lire, à quelques détails prêts, le programme que défendent dans ce domaine pêle-mêle à droite Éric Ciotti et les Républicains, à l’extrême droite Marine Le Pen, Zemmour ou Marion Maréchal et, au gouvernement, Gérald Darmanin. Mais pour empêcher ceux-là de nuire, il faudra plus qu’un décret.