Nouveau Parti anticapitaliste

Nos vies valent plus que leurs profits

Du côté de la dictature de Poutine

Le 25 novembre, raid anti-migrants d’OMON (forces spéciales) aux entrepôts Wildberries à Elektrostal (agglomération de l’oblast de Moscou). Info et photo de la chaîne Telegram RCD.

Les médias rapportent les mille et une façons dont le régime de Poutine, avec souvent la complicité de capitalistes occidentaux, détourne les sanctions économiques. Dont ces flottes fantômes qui continuent à assurer les bonnes affaires des pétroliers russes. L’agence de notation Bloomberg annonce que « la fortune des oligarques russes a augmenté de 38,6 milliards de dollars en 2023 »1. Selon des économistes russes critiques : le projet de budget fédéral pour les trois prochaines années « démontre la volonté du Kremlin d’économiser sur tout, sauf sur les dépenses militaires ». Seules les primes à la natalité sont en hausse ! Du côté des travailleurs, ce sont des salaires en baisse, ou non payés, d’où des grèves éparses, en nombre non négligeable2.

Pour le reste, c’est surtout la répression contre toute opposition à la guerre. La répression aussi contre le milieu LGBT, que la Cour suprême vient de frapper d’une « interdiction pour extrémisme »3. Et contre le droit à l’avortement – au nom des valeurs de la famille, de l’Église et de la patrie !  dans un pays où l’État fondé par la révolution ouvrière et communiste de 1917 avait été le premier au monde à légaliser l’interruption de grossesse, en 1920. Mais c’est sûr que Poutine se dit héritier des tsars, pas de Lénine !

M.V.

 
(Article paru dans le numéro 8 de Révolutionnaires)
 

1 Publié sur le site en ligne ukrainien Strana.

2 Cf. le site https://aitrus.info/, site en russe de la Confédération révolutionnaire des anarcho-syndicalistes, syndicat fondé en 1995.

3 Le RCD, mouvement d’extrême gauche russe, proteste contre ce nouveau durcissement de la législation : « La mise hors-la-loi de plus de 10 millions de personnes en Russie, et bien au-delà car il ne s’agit pas seulement de “minorité” […], porte un coup significatif à la société elle-même, aux liens qui la composent, aux familles, aux divers collectifs, aux groupes majoritaires auxquels nous appartenons tous d’une manière ou d’une autre. »