Nouveau Parti anticapitaliste

Nos vies valent plus que leurs profits

Élections générales du 23 juillet : un premier bilan

Nous publions ci-dessous une analyse des récentes élections législatives espagnoles de l’organisation trotskiste Izquierda Anticapitalista Revolucionaria (Gauche anticapitaliste révolutionnaire) de l’État espagnol, membre de la Tendance pour une Internationale révolutionnaire (TIR) de la Quatrième Internationale (Comité international, ancien Secrétariat unifié), dont sont membres des camarades du NPA.

Le vote contre l’extrême droite empêche Alberto Núñez Feijóo1 d’atteindre la Moncloa2

Il y a quelques semaines, tout le monde pensait que Vox3 serait la clé pour que le Parti populaire (PP) de A. N. Feijóo atteigne la Moncloa. Finalement, c’est le contraire qui s’est produit. Vox a été le catalyseur qui a encouragé la mobilisation des électeurs de gauche, qui préféraient rester chez eux et ne pas voter le 28 mai [lors des élections locales]. La crainte de la formation d’un gouvernement PP-Vox au niveau national4, comme cela s’est produit dans les communautés [autonomes] de Valence et d’Estrémadure, a été l’élément central qui a renversé tous les pronostics qui faisaient de Feijóo le prochain président du gouvernement.

Le PSOE5 de Pedro Sánchez6 avait été clair dans ses intentions dès le début. C’est, entre autres, la raison pour laquelle les élections avaient été avancées. Faire coïncider la campagne électorale avec la formation des gouvernements régionaux et donc avec la mise en place d’alliances de gouvernement entre le PP et Vox. À partir de là, l’idée était de désigner A. N. Feijóo comme le candidat qui acceptait de blanchir l’extrême droite en nommant Santiago Abascal7 à la vice-présidence. C’est en partie ce qui explique l’augmentation de la participation de 5,34 %, qui atteint la barre des 70 % (702 611 voix de plus que lors des précédentes élections de 2019) et de 6,5 % (2 millions de voix de plus) par rapport aux élections municipales tenues moins de deux mois plus tôt (63,9 % de participation).

Ainsi, bien que le PP ait été la première force en suffrages et en sièges (33,05 %, 8 091 840 voix et 136 députés), augmentant son score de plus de 3 044 806 (+ 47 députés), il n’a pas réussi à atteindre, avec Vox, la majorité de 176 députés8. Un échec patent si l’on s’en tient aux prévisions des sondages les plus médiatisées de ces dernières semaines, qui annonçaient clairement le contraire. Au final, A. N. Feijóo ne pourra pas gouverner. Ni seul, ni avec Vox. C’est déjà un fait. Il est plus que probable que la crise interne que tout le monde prévoyait [rue] Ferraz9 dès le 24 juillet se déplacera finalement à la rue Genova10 sous l’œil vigilant d’Isabel Diaz Ayuso11.

Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse

Pedro Sánchez résiste. Il augmente ses voix de près d’un million par rapport à 2019, atteignant 31,7 % (7 760 970 voix) et 122 députés (2 de plus que dans la législature précédente). En moins de deux mois, le PSOE a augmenté, par rapport aux élections municipales, de près de 1,5 million de voix. L’élément central qui explique ce changement, qui n’avait été perçu par aucun sondage, est le caractère déterminant du vote anti-Vox et le caractère concret de la mise en place récente des gouvernements PP-Vox qui venaient d’être constitués dans de nombreuses localités et communautés autonomes [lors des élections de mai].

En ce qui concerne Sumar12. Pour Yolanda Díaz [sa présidente], le sentiment est celui du soulagement. La possibilité de rééditer la coalition gouvernementale avec le PSOE cache des résultats qui continuent à baisser. Ainsi, Sumar perd près de 700 000 voix et 7 députés par rapport à 2019 et plus de 2 035 728 par rapport à 2016 (−40 députés). Dans son cas, la nouvelle marque, associée au vote anti-droite, a permis de stopper l’hémorragie pour le moment et de gagner 3 014 006 voix (12,31 %) et 31 députés.

Bien que le bloc PSOE-Sumar n’ait pas remporté les élections, son candidat, Pedro Sánchez, est le seul à pouvoir candidater pour la présidence du gouvernement. Soit Pedro Sánchez est investi Président avec l’abstention des Junts13 et le soutien d’ERC14, EH Bildu15, et du Parti nationaliste basque (PNV), soit nous nous dirigeons tout droit vers de nouvelles élections à l’automne. Il n’y a pas d’autre solution.

Si l’investiture de Pedro Sánchez est confirmée, le PSOE et Sumar auront évité un tir au but du PP et de Vox. Mais que personne ne se fasse d’illusions. Ces élections n’ont pas mis fin à l’extrême droite, qui continue de gagner 3 033 744 voix (12,39 % et 33 sièges ; bien qu’elle perde 623 235 voix par rapport à 2019), augmentant de près de 1,5 million ses voix par rapport aux élections municipales du 28 mai. Tant que la dégradation des conditions matérielles – qui alimentent la xénophobie, l’homophobie, le sexisme, l’inégalité sociale et le nationalisme espagnol – continueront d’exister, il y aura un terrain propice au renforcement de l’extrême droite à l’intérieur et à l’extérieur des institutions. En ce sens, les politiques antisociales mises en œuvre au cours de la dernière législature par le gouvernement de coalition PSOE-UP16 sont largement responsables du développement actuel de la droite. Le fait qu’ils ne puissent pas gouverner à cette occasion ne signifie pas qu’ils ne pourront pas le faire lors d’une nouvelle élection ou dans quelques années. Ils le font déjà dans des conseils municipaux et des communautés autonomes. Il faut enfin répondre aux problèmes d’urgence comme : le problème du logement (expulsions, hausse des loyers et des taux d’intérêt), du pouvoir d’achat en augmentant les salaires au niveau de l’index des prix à la consommation (IPC, [sorte d’index du coût de la vie]) et non en dessous, des services publics dont les budgets sont inférieurs aux dépenses militaires qui ne cessent d’augmenter en raison d’une escalade guerrière qui ne sert que les intérêts de ceux qui nous gouvernent, de l’âge de la retraite qui reste à 67 ans alors que le ministre des Finances du PSOE n’hésite pas à envisager la possibilité de le porter à 70 ans, de la facilitation des licenciements ou encore de la loi liberticide qui continue de réprimer le droit d’expression de ceux qui se mobilisent au quotidien. Attention, car la prochaine fois, il ne suffira peut-être pas d’appeler à voter contre l’extrême droite pour éviter un gouvernement PP-Vox. À force de tirer sur la corde… elle casse.

Le bipartisme continue de se renforcer dix ans après sa pire crise

Il y a à peine deux mois, lors des dernières élections municipales, le bipartisme, [addition de la gauche et de la droite], a obtenu son meilleur résultat depuis 2007, avec 59,65 % des voix. Lors des élections législatives du 23 juillet, le PSOE et le PP ont continué à progresser (64,75 % des voix). Leur meilleur résultat depuis 2011. Les mobilisations du 15 mai et la crise du régime de 197817 ont frappé le système politique institutionnel espagnol, qui reposait sur une alternance entre le PSOE et le PP. Alors qu’entre 2000 et 2008, ils représentaient en moyenne 80 % des voix, ce pourcentage a complètement changé entre 2015 et 2019, avec une moyenne d’à peine 50 %.

La crise économique qui a débuté en 2008 et ses conséquences dramatiques pour les travailleurs et les jeunes ont conduit à un cycle de mobilisations massives qui a commencé avec la grève générale de 2010 contre la réforme du travail de Zapatero et s’est poursuivi avec l’occupation des places en 2011, les marées blanche et verte pour la défense des services publics et contre les privatisations, les deux grèves générales contre la réforme du travail de Mariano Rajoy et la mobilisation massive des Marches de la dignité du 22 mars 2014 pour réclamer du pain, du travail, un toit et de la dignité.

L’orientation des organisations de gauche et des secteurs sociaux influents dans la classe ouvrière a été alors de choisir de mettre fin aux mobilisations. Il était temps, disaient-ils, de transférer le mécontentement de la rue pour aller à l’« assaut » des institutions, arguant que la vie des gens est changée par la publication de lois au BOE (Journal officiel). Le temps a montré le contraire. Il n’est pas possible de changer la vie de la majorité sans affronter les intérêts des plus riches, et il n’est pas possible de le faire sans l’imposer par la mobilisation et la grève. Tous les acquis sociaux arrachés aux patrons et aux capitalistes ont toujours été le résultat d’une pression soutenue des travailleurs et des jeunes. Jamais le résultat d’un programme électoral ou d’un débat parlementaire. C’est pourquoi les augmentations salariales sont inférieures à l’IPC, c’est pourquoi l’âge de la retraite reste à 67 ans, c’est pourquoi les services publics continuent de se dégrader et les privatisations sont encouragées, c’est pourquoi les dépenses militaires explosent, c’est pourquoi les expulsions se poursuivent en même temps que les loyers augmentent et c’est pourquoi le prix du gaz et de l’électricité continue d’augmenter alors que les compagnies d’électricité, comme les autres entreprises de l’Ibex 3518, continuent de faire des milliards de profits par an (52 milliards en 2022).

Pourtant, loin d’en prendre la mesure, les directions des organisations syndicales et politiques de la gauche subalterne du PSOE restent attachées à leur politique de concertation sociale, qui ne favorise en pratique que la démobilisation des travailleurs et de la jeunesse. Dix ans plus tard, ceux qui étaient venus pour mettre fin au bipartisme en sont devenus aujourd’hui les meilleurs défenseurs, assumant pleinement la politique du moindre mal imposée par les entreprises de l’Ibex 35. Dix ans plus tard, ce n’est pas seulement le bipartisme qui est renforcé, mais aussi ses politiques.

Le vote indépendantiste catalan est en baisse, la gauche nationaliste est en hausse : le Pays basque et la Catalogne continuent d’être une digue contre l’extrême droite

S’il est vrai qu’aux élections catalanes, les organisations indépendantistes ne sont pas descendues en dessous de 47,5 % des voix lors des trois derniers scrutins (2015, 2017 et 2021), atteignant 50,77 % en 2021, les résultats du 23 juillet constituent néanmoins un revers majeur pour ces partis. En effet, la somme d’ERC, Junts et CUP19 représente 27,12 % (954 311 voix et 14 sièges, laissant la CUP sans aucune représentation) alors qu’en 2019 ils représentaient à eux trois 42,92 % des voix (1 652 055 et 23 sièges, dont 2 pour la CUP).

Si, pour les indépendantistes, une élection catalane n’est pas comparable à une élection générale, et si un débat interne a eu lieu dans une partie du mouvement indépendantiste sur l’opportunité de se présenter ou de s’abstenir, les raisons de ce recul électoral combinent nécessairement d’autres éléments, puisque l’abstention n’a progressé « que » de 100 000 voix quand les indépendantistes en ont perdu près de 700 000.

Certes, comme dans le reste de l’Espagne, le vote utile pour le Parti socialiste de Catalogne afin d’empêcher un éventuel gouvernement PP-Vox au niveau de l’État central a eu un impact. Il ne fait aucun doute qu’une partie de l’électorat non indépendantiste, qui s’était abstenu en d’autres occasions, a décidé de voter cette fois-ci et vice-versa. Cependant, l’élément central semble avoir plus à voir avec l’orientation politique de la gauche indépendantiste représentée par l’ERC. Le vote indépendantiste a sanctionné électoralement le retour à la voie de la négociation avec l’État, qui ne vise qu’à obtenir plus d’autonomie et plus de pouvoirs en écartant de facto la question du droit à l’autodétermination. Ainsi, ERC est passé de 22,73 % des voix en Catalogne en 2019 à 13,16 % en 2023. La CUP semble récolter les fruits d’une politique qu’elle a semée ces dernières années et n’a pas réussi à se démarquer d’ERC et de Junts en termes de feuille de route pour la lutte pour le droit de décider [de l’indépendance]. Il passe de 6,42 % des voix en 2019 à 2,8 % en 2023. Quant à la Junts, elle semble résister un peu plus que l’ERC, bien qu’elle perde également des voix (de 13,77 % à 11,16 %). Le rapprochement de l’ERC avec le gouvernement espagnol semble faire des ravages en Catalogne. Au total, près de 700 000 voix de moins pour ces trois formations par rapport aux élections générales [législatives] de 2019 et 1 125 029 voix de moins par rapport aux élections catalanes de 2017, quelques mois après le référendum du 1er octobre.

Au Pays basque, le PNV et EH Bildu ont obtenu le même nombre de sièges (5) et des résultats très similaires (275 782 voix pour le premier et 274 676 voix pour le second), bien que le PNV soit passé de 32,19 % à 23,95 %, tandis qu’EH Bildu est passé de 18,78 % à 23,95 %. Le parti d’A. Otegi20 a gagné un député supplémentaire en se présentant également en Navarre. Contrairement à la Catalogne, l’électeur abertzale [patriotique en basque] n’a pas pénalisé électoralement EH Bildu pour son soutien au gouvernement central. Le fait que la lutte pour le droit à l’autodétermination soit moins aiguë au Pays basque qu’en Catalogne explique probablement cette différence.

Les résultats du Parti socialiste catalan et du Parti socialiste basque – les deux principales forces en Catalogne et au Pays basque respectivement – montrent un certain renforcement des positions autonomistes qui se traduisent par une politique de négociation de plus de compétences avec l’État espagnol.

Enfin, le Pays basque et la Catalogne restent des territoires peu favorables à l’extrême droite. Vox n’a aucun siège au Pays basque, passant de 2,46 % à 2,65 % des voix, tandis qu’en Catalogne il a le même nombre de sièges (2), passant de 6,33 % à 7,76 %. Quant au PP, bien qu’il ait progressé, il reste bien en deçà de sa moyenne nationale (33,05 %) : 11,49 % au Pays basque et 13,34 % en Catalogne, soit respectivement la quatrième et la cinquième force. Lorsque la question démocratique du droit à décider des deux peuples est mise sur la table et que beaucoup disent que leur lutte est réactionnaire, il serait bon de ne pas oublier qu’ils sont aujourd’hui une digue très importante pour contenir le nationalisme espagnol et l’extrême droite. Le fait qu’il y ait des secteurs de la bourgeoisie en Euskadi (Pays basque) et en Catalogne qui défendent le droit à l’autodétermination ne signifie pas que cette lutte ne puisse pas avoir une feuille de route indépendante de ces bourgeoisies et encore moins que cette feuille de route ne puisse pas combiner la question démocratique du droit à l’autodétermination avec la défense d’un programme d’urgence sociale qui s’oppose aux intérêts des capitalistes en Euskadi et en Catalogne.

Une alternative anticapitaliste fait toujours défaut

C’est une très bonne nouvelle que des millions d’électeurs se soient mobilisés pour affronter l’extrême droite. Cependant, la confusion n’est pas de mise. L’extrême droite est toujours là et, plus inquiétant, certaines de ses politiques continueront à se développer. Son influence ne disparaîtra pas, quelle que soit la formation d’un nouveau gouvernement de coalition Sánchez-Díaz (PSOE-Sumar). Même si Vox perd 19 députés, il continue à recueillir trois millions de voix et attire une grande partie du vote des jeunes. En même temps, il obtient ses meilleurs résultats dans la partie la plus pauvre de la population (10-20 %), loin devant Sumar, une organisation qui obtient ses meilleurs résultats dans les secteurs les plus aisés de la classe ouvrière.

Par conséquent, après ces élections, nous devrons continuer à nous mobiliser contre l’extrême droite, contre son influence sur les lieux de travail, dans les quartiers et dans les écoles, et en même temps nous devrons être intransigeants contre les politiques antisociales qui la nourrissent, quel que soit le gouvernement dont elles sont issues. Nous devons transformer le « no pasarán » des urnes en un « no pasarán » quotidien en affrontant les politiques qui finissent par renforcer l’extrême droite.

La Commission européenne l’a déjà annoncé. Le prochain gouvernement devra réduire les dépenses publiques de 20 milliards en deux ans. Encore une fois ce sont les mêmes recettes d’une Union européenne taillée pour les plus riches, qui se réunira à Grenade les 5 et 6 octobre dans le cadre du semestre de la présidence espagnole du Conseil européen. Face à ces prévisions, nous n’aurons d’autre choix que d’affronter de nouvelles politiques d’austérité quel que soit le gouvernement. Comme nous l’avons dit lors des manifestations du 15 mai : que les capitalistes paient pour la crise, c’est-à-dire ceux qui ont continué à s’enrichir de manière indécente pendant et après la pandémie. Les Amancio Ortega21, les Botín et autres entreprises de l’Ibex 35 sont ceux qui doivent payer cette fois-ci.

Cependant, il est fort probable qu’un nouveau gouvernement de coalition de gauche ne sera pas en mesure de mettre en œuvre une politique qui résistera aux intérêts de l’Ibex 35 et des patrons. S’il est finalement formé, il sera encore plus coercitif que le précédent et ses recettes économiques se heurteront à la même limite que le précédent : celle de ne pas nuire aux intérêts de ceux qui ont le plus. Bien que l’extrême droite ait été momentanément freinée, les politiques antisociales appliquées par un gouvernement de gauche renforceraient encore ses idées.

Il est donc urgent de se préparer dès maintenant à ce scénario possible. Et il est fort probable que nous ne pourrons pas compter sur les directions des organisations politiques et syndicales attachées à la paix sociale et à la politique du moindre mal. Si le 23 juillet nous a donné une autre leçon, c’est que la gauche domestiquée par le PSOE n’est pas une alternative. Mais l’alternative existe, même si elle est faible et atomisée au niveau national. La tâche de tous ceux qui font ce même diagnostic doit donc être de regrouper l’ensemble de cette gauche anticapitaliste conséquente. Il y a beaucoup d’activistes, de syndicalistes et de militants qui ont continué à se mobiliser pour défendre leurs intérêts au cours de la législature précédente. Il s’agit maintenant de la rendre visible au niveau national et de lui donner une cohérence afin de renforcer l’idée qu’il est possible d’agir pour construire une gauche qui affronte les intérêts des capitalistes par l’organisation, la mobilisation et la grève des travailleurs et de la jeunesse, seule garantie pour mettre fin à un système qui ne génère qu’inégalités, misère, sexisme, homophobie, guerres et destruction de la planète.

27 juillet 2023

 

 


 

 

1 Leader de la droite le Parti populaire (PP).

2 Siège du gouvernement de ce système, rappelons-le, de monarchie parlementaire. À la suite des législatives, les députés du parti majoritaire (ou de la coalition majoritaire) désignent le président du gouvernement. Ce sont donc des élections présidentielles dans un cadre législatif.

3 Vox, « voix de l’Espagne libre », ainsi que se présente cette organisation d’extrême droite nationaliste, qui, par bien des traits, ressemble au courant de Zemmour en France.

4 L’Espagne, ou l’État espagnol comme le nomme l’extrême gauche, est un État central que dirige un gouvernement national avec des communautés autonomes qui ont des prérogatives plus importantes qu’en France sur les budgets, mais aussi des dispositions légales et réglementaires.

5 Parti socialiste ouvrier espagnol, le parti social-démocrate.

6 Pedro Sánchez, leader du PSOE et dernier président du gouvernement central espagnol.

7 S. Abascal est le président de Vox.

8 Il lui manquait 7 députés.

9 Siège du PSOE à Madrid.

10 Siège du Parti populaire à Madrid.

11 I. D. Ayuso est la présidente de droite (PP) de la communauté de Madrid.

12 Parti politique de gauche – en castillan sumar veut dire additionner – issu de Podemos, l’ancienne coalition réformiste issue du mouvement des places, dit des Indignés du 15 mai 2011. Sumar désigne aussi l’actuelle coalition, dont Podemos, avec également 19 partis et formations dont Izquierda Unida, la gauche unie regroupée autour du Parti communiste.

13 Junts, abréviation de Junts per Catalunya (Ensemble pour la Catalogne), est une organisation indépendantiste catalane.

14 ERC, gauche républicaine catalane.

15 Euskal Herria Bildu (Réunir le Pays basque), parti basque de gauche, issu de la gauche patriotique (abertzale).

16 UP : Unidas podemos (Unies, nous pouvons), coalition de gauche formée en 2016, incluant Podemos et Izquierda Unida. Aujourd’hui remplacée par la coalition Sumar.

17 1978 marque la mise en place du régime actuel, avec un pacte entre la droite et les partis réformistes PSOE et PCE après la période de la dictature militaire du général Franco pour empêcher une crise sociale et politique, et même la mise en place du retour de la République.

18 Le CAC 40 de Madrid.

19 CUP (Candidature d’unité populaire), parti politique catalan classé à l’extrême gauche par la presse espagnole.

20 Dirigeant de la formation indépendantiste basque EH Bildu.

21 Patron du textile.