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Gaza : une journaliste de CNN témoigne

Depuis le 7 octobre, le passage d’Erez entre Israël et Gaza est fermé, bloquant l’entrée du territoire gazaoui aux journalistes. C’est l’armée israélienne qui autorise ou interdit aux reporters de pénétrer dans l’enclave. Et, en cas de feu vert, cela doit se faire sous sa surveillance. Une curieuse conception de la liberté de la presse. Mais Clarissa Ward, de la chaine américaine CNN, a réussi à déjouer le protocole officiel. Et quelques heures lui ont suffi pour avoir un aperçu de l’état catastrophique de la bande de Gaza et de ses habitants. Concernant les dégâts matériels, « je peux honnêtement dire que je ne pense pas que nous en ayons jamais vu à cette échelle », estime-t-elle. Bâtiments soufflés, rues dévastées, jonchées de détritus et cernées d’eaux stagnantes à cause des récentes pluies, Difficile de contenir son émotion face aux lits d’hôpitaux occupés par de jeunes enfants gravement blessés, traumatisés, et des adultes mutilés, amputés. Dans ce reportage, le directeur de l’hôpital Al-Naqbi explique que l’établissement est ébranlé par une vingtaine de frappes aériennes chaque jour. En conclusion la journaliste donne la parole à une jeune femme de 20 ans, amputée d’une jambe qui constate : « Le monde ne nous écoute pas. Personne ne se soucie de nous, nous mourons depuis plus de 60 jours, à cause des bombardements, et personne n’a rien fait. »