Irlande du Nord : le sectarisme religieux est toujours là

Joe Biden et Hilary Clinton sont présents aux cérémonies marquant, à Belfast, le 25e anniversaire de l’accord du Vendredi saint qui mit fin aux violences entre catholiques (nationalistes ou républicains) et protestants (unionistes), et qui se traduisit, dans les années qui suivirent, par le désarmement des groupes paramilitaires dans les deux camps, l’ouverture de la frontière avec la république d’Irlande et le départ des troupes britanniques. Mais le sectarisme religieux n’a pas disparu pour autant. Les quartiers catholiques et protestants sont toujours séparés, parfois par des murs, et on estime que 93 % des jeunes scolarisés poursuivent leurs études dans des établissements ségrégués. Au parlement local, le Stormont, le pouvoir est partagé à parité entre unionistes et nationalistes et ceux qui refusent de choisir entre les deux n’ont pas voix au chapitre. Ce qui n’empêche pas ledit Stormont d’être paralysé depuis des mois par des bagarres politiciennes. Et la classe ouvrière dans tout cela ? Elle reste elle aussi divisée ce qui laisse aux patrons la possibilité de tirer leur épingle du jeu en jouant une communauté contre l’autre. Ce qui permet à Joe Biden de souligner que sa visite est surtout destinée à « soutenir le vaste potentiel économique de l’Irlande du Nord ». Tout un programme.

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