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Israël : des « refuzniks » tiennent bon

On les appelle les « refuzniks ». Ce néologisme venu de l’ex-URSS, désigne les jeunes qui, le plus souvent par conviction pacifiste, refusent de faire leur service militaire obligatoire. Ce choix est devenu encore plus difficile depuis le début de la guerre avec le Hamas, car l’environnement politique s’est considérablement durci, avec un glissement vers la droite de l’opinion publique, le renforcement des sentiments xénophobes. et une augmentation de la violence et de l’agressivité. Malgré ces défis, nombre de refuzniks restent fermes dans leurs convictions. France 24 s’est entretenue avec l’une d’entre elles, Sofia Orr, une jeune femme de 18 ans rencontrée à Pardes Hanna-Karkur, une municipalité du district de Haïfa. Elle déclare : « Le 25 février, date à laquelle est prévu mon enrôlement, je refuserai de m’engager dans l’armée israélienne et j’irai en prison militaire pour cela. Je refuse de prendre part aux politiques violentes d’oppression et d’apartheid qu’Israël a promulguées à l’encontre du peuple palestinien, et plus particulièrement maintenant avec la guerre. Je veux me battre pour faire passer le message qu’il n’y a pas de solution militaire à un problème politique. Cela est plus évident que jamais aujourd’hui. Je veux faire partie de la solution et non du problème ». Un discours mûrement réfléchi qui fait écho à celui de son ami, Tal Mitnick, un jeune homme de 18 ans, premier objecteur de conscience condamné et emprisonné depuis le début de l’opération à Gaza. En refusant de participer à l’oppression des Palestiniens, les refuzniks israéliens font preuve de courage et de détermination. Ils ont tout notre soutien.