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La fermeture des lits hospitaliers continue

Fin novembre le ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, aujourd’hui démissionnaire, avait promis la réouverture de 3 000 à 4 000 lits dans les hôpitaux d’ici la fin de l’année. La plupart des observateurs mettent sérieusement en doute que cet objectif puisse être atteint. Selon les derniers chiffres de la Direction statistique des ministères sociaux l’an dernier, les 2 976 hôpitaux publics et privés disposaient très exactement de 374 290 lits d’hospitalisation complète, soit 6 713 de moins que l’année précédente. Une tendance lourde observée depuis vingt ans. Pour se justifier, les pouvoirs publics affirment que dans le même temps ils ont créé 2 591 places d’hospitalisation partielle de jour, sans nuit passée dans l’établissement. Non seulement ce chiffre est largement inférieur à celui du nombre de lits fermés mais, de plus, une « place de jour peut généralement accueillir plusieurs patients quotidiens, qui présentent des pathologies légères. Depuis fin 2013, 39 000 lits d’hospitalisation complète ont été supprimés au total (−9,4 % en neuf ans), et seulement 17 400 places d’hospitalisation partielles ont été créées. Et malgré les bla-bla officiels, l’hôpital, faute de crédits et de personnel suffisants, reste le parent pauvre du service de santé.