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Le cyberharcèlement, nouvelle forme de violence à l’égard des femmes

Le chiffre est connu. Chaque année, plus de 200 000 femmes sont victimes de violences conjugales. Mais ce que l’on sait moins c’est que, parmi elles, neuf sur dix subissent aussi des cyberviolences, d’après une étude du Centre francilien pour l’égalité femmes-hommes, Hubertine Auclerc. Pour les harceleurs tous les moyens sont bons : pose de logiciels espions dans les smartphones, piratage des ordinateurs, des mots de passe et des caméras de surveillance d’immeuble, fixation de balises sous les automobiles, petites caméras cachées dans une peluche ou derrière un cadre, enceintes connectées, détournement de comptes bancaires voire d’informations d’état civil, grâce à la numérisation croissante des services de l’État, etc. Ils font basculer la vie de leurs victimes en cauchemar permanent. Cette cybersurveillance extrême est « utilisée par les auteurs de violences pour faire croire à leur partenaire ou ex qu’elles deviennent folles », explique Laure Salmona, cofondatrice du collectif Féministes contre le cyberharcèlement et coautrice de Politiser les cyberviolences. Et pourtant, les auteurs de cyberharcèlement sont beaucoup moins poursuivis et condamnés que ceux coupables de violence physique faute de moyens adéquats mis à la disposition de la justice.