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Le groupe scolaire privé Stanislas roule sur l’or

Placé au cœur de l’actualité le groupe scolaire privé catholique Stanislas, où sont scolarisés les trois enfants de la ministre de l’Éducation, Amélie Oudéa-Castéra, fait polémique tant pour ses valeurs et méthodes éducatives (sexisme, homophobie, anti-IVG, refus d’aborder certaines thématiques liées à la sexualité dans les cours de science…) que par le financement public dont il bénéficie. Stanislas est en effet une affaire rentable qui fonctionne sous forme de société anonyme et qui a réalisé un chiffre d’affaires de 22 millions d’euros l’an dernier. Dans cet établissement privé bien réac il faut compter 2 027 euros de frais de scolarité par an en primaire, 2 200 au collège et 2 500 au lycée. Plus de 3 500 élèves y sont scolarisés. Outre l’argent généré par les frais d’inscription, il perçoit des financements publics, au premier rang desquels, le salaire des professeurs intégralement rémunérés par le ministère de l’Éducation nationale. Il existe ensuite un forfait obligatoirement versé par les collectivités territoriales (communes, départements, régions, etc.) destiné à l’embauche de personnel et aux dépenses matérielles. Cette somme est calculée par élève et représente 807 euros par an et par collégien (446 euros au-delà de 80 élèves) et 487 euros par lycéen. Dans le cas de Stanislas, la ville de Paris a ainsi accordé une subvention de 1,3 million d’euros pour l’année scolaire 2022-2023. Quant à la région Île-de-France elle a donné une enveloppe de 487 000 euros en 2023 et sa présidente, Valérie Pécresse (LR), a annoncé qu’elle serait portée à 917 000 euros en 2024. Et c’est donc à juste raison que le syndicat SUD-Éducation a demandé « la fin du financement de l’école privée avec de l’argent public » en ajoutant « le complexe scolaire Stanislas est le symbole d’un enseignement privé qui cultive l’entre-soi de la grande bourgeoisie et qui propage son idéologie nauséabonde ».