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L’école privée se gave… en toute opacité

Examiné par la commission de l’Éducation et de la Culture de l’Assemblée nationale, un rapport étrille le financement de l’enseignement privé sous contrat avec l’État et réclame davantage de transparence au risque de sanctions. Composé à 95 % d’établissements catholiques, scolarisant plus de deux millions d’élèves, financé « a minima à 75 % par la puissance publique », cet enseignement privé fait face à un feu roulant de critiques alimentées, ces derniers mois, par les scandales autour de Stanislas, un établissement parisien élitiste, les sorties de piste de l’ex-ministre de l’Éducation Oudéa-Castéra ou encore un rapport de la Cour des comptes paru en juin. Ce dernier avait souligné les carences du contrôle de l’État et un « net recul » de la mixité sociale dans les établissements privés qui scolarisent en priorité les enfants des classes aisées. Pour le député insoumis Paul Vannier, le manque de contrôle de la part de l’État « autorise et rend possible des fraudes, des détournements de fonds ». « Beaucoup d’acteurs nous ont décrit au moins quatre mécanismes de détournement de fonds comme des heures d’enseignement déclarées, payées sur fonds publics, mais pas effectuées », a-t-il ainsi expliqué sur Franceinfo. Et de dénoncer le financement opaque, une dépense de 9,04 milliards d’euros sous-estimée, des contrôles budgétaires et pédagogiques insuffisants. Mais il y a peu de chances que les choses changent, l’école privée ayant un solide appui au plus haut niveau de l’État et scolarisant une bonne partie des rejetons des ministres et des hauts fonctionnaires. Une école de classe…