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Les marbres du Parthénon, pomme de discorde entre Londres et Athènes

Le Premier ministre grec, Kriyakos Mitsotakis, a exprimé son « mécontentement » après la décision de son homologue britannique, Rishi Sunak, d’annuler la rencontre au cours de laquelle ils devaient notamment évoquer le différend autour des marbres du Parthénon, cette frise gigantesque, sculptée à la fin de l’Antiquité. Mais en 1802, alors que la Grèce était une province de l’Empire ottoman, un diplomate britannique, Lord Elgin, avait fait découper à la scie une partie des sculptures avant de les emmener à Londres où il les avait revendues au British Museum. Depuis des années, les différents gouvernements grecs demandent le retour de ces marbres pour les réinstaller sur leur lieu d’origine où se trouve le reste de la fresque. Ce que Londres refuse. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres du pillage systématique des biens culturels (allant des masques africains aux momies égyptiennes en passant par les chefs-d’œuvre de l’art pré-colombien ou polynésien) auquel se sont livrées les grandes puissances coloniales sans jamais être inquiétées.