L’État va taper allègrement dans les caisses de l’Unédic

Dans le cadre des négociations sur l’assurance-chômage l’État s’apprête à siphonner 11 milliards d’euros d’ici à 2026 dans les caisses de l’Unédic, l’association qui gère l’assurance chômage et qui est financée par les cotisations sociales et la CSG. Dès cette année 2 milliards seront pompés pour mettre sur pied une nouvelle structure, France Travail, qui devrait regrouper Pôle emploi, les missions locales et Cap emploi, censé accompagner les personnes handicapées. L’Unédic abonde déjà à hauteur de 80 % au budget de Pôle emploi mais sa contribution sera encore augmentée. Dans le même temps les Pouvoirs publics continueront « à faire des économies » en mettant en œuvre un mode de calcul de l’indemnisation chômage toujours plus défavorable aux demandeurs d’emploi et raccourciront, si besoin est, leur durée d’indemnisation qui a déjà été réduite de 25 % en février dernier. Quand l’État fait du social, c’est au détriment des plus pauvres.

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