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Macron empêtré dans le scandale Uber

Une commission d’enquête parlementaire vient de rendre public un rapport qui pointe du doigt une relation douteuse nouée par Emmanuel Macron avec la plateforme américaine Uber à son arrivée en France. « La confidentialité et l’intensité des contacts entre Uber, Emmanuel Macron et son cabinet témoignent d’une relation opaque mais privilégiée », y compris depuis son accession à la présidence de la République en 2017, selon le rapport.

Le président, ministre de l’Économie à l’époque des faits, avait passé un « deal secret » avec la société américaine pour qu’elle renonce à son application controversée Uber Pop (des particuliers conduisent les clients dans leur voiture) en échange de la simplification des conditions nécessaires à l’obtention d’une licence de Voiture de transport avec chauffeur (VTC). La commission, lancée il y a six mois, a auditionné 120 personnes dont deux anciens Premiers ministres, Bernard Cazeneuve et Manuel Valls, ainsi que d’anciens dirigeants d’Uber pour tenter de cerner les agissement d’Uber en France entre 2014 et 2017. Toujours selon le rapport, la création de l’Agence de régulation des plateformes d’emploi (Arpe) en 2021, censée réguler le secteur, ne constitue qu’une « manœuvre de contournement des droits sociaux des travailleurs » à travers la création d’un soi-disant dialogue social « pour éviter une requalification en salariat de l’activité des travailleurs ». Bref de l’esbroufe afin de contourner la législation du travail avec la complicité des pouvoirs publics.