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Meeting unitaire « Palestine, pas de justice, pas de paix » à Grenoble : la préfecture interdit mais les organisations décident de maintenir !

Mardi 30 janvier était organisé par l’Association France-Palestine solidarité (AFPS), soutenu par l’Inter-orga Palestine de Grenoble, un meeting « Palestine, pas de paix sans justice » avec pour invités Salah Hamouri, avocat franco-palestinien et ancien prisonnier politique, et Alain Gresh, directeur du journal l’Orient XXI, ancien journaliste du Monde diplomatique.

Alors que la tenue de cette conférence était annoncée publiquement depuis plusieurs semaines, la préfecture a fait le choix d’attendre que l’évènement débute pour notifier son interdiction par arrêté. Ce sont ainsi plusieurs policiers qui se sont présentés avec l’arrêté, 15 minutes après l’ouverture des portes et alors que 200 personnes étaient déjà présentes dans la salle.

Le 21 octobre, le tribunal administratif avait cassé l’arrêté d’interdiction pris la veille par la préfecture à l’encontre d’un rassemblement « Halte au massacre à Gaza, solidarité avec le peuple Palestinien » déjà organisé par l’AFPS. En notifiant à la dernière minute son arrêté, le préfet empêche que le tribunal administratif puisse se prononcer sur sa légalité.

Le 23 novembre, puis le 6 décembre, la préfecture de l’Isère avait déjà interdit des réunions publiques du NPA à Grenoble puis, début janvier, une conférence du Front uni des immigrations et des quartiers populaires (FUIQP). Ces interdictions ont eu lieu à la dernière minute, empêchant de fait toute contestation ou recours. Réussir à maintenir le meeting unitaire est donc un élément très positif, qui s’articulera avec les recours pour excès de pouvoir lancés par le NPA.

Ces mesures policières visent à maintenir la pression sur ceux et celles qui expriment leur solidarité avec le peuple palestinien. L’État français montre ainsi qu’il maintient sa position de soutien inconditionnel à Israël et aux massacres génocidaires commis à Gaza.

Nous nous donnerons les moyens juridiques et politiques d’aider à contester cette nouvelle interdiction et ses éventuelles suites, mais surtout de continuer à exprimer la solidarité avec le peuple palestinien et à dénoncer la politique criminelle de l’État d’Israël et de ses soutiens.

Correspondante