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Mobilisation au collège Barnave contre les suppressions d’heures dans l’agglomération grenobloise

Jeudi 15 février, les enseignants du collège Barnave de Saint-Égrève, dans la banlieue grenobloise, ont organisé un rassemblement aux côtés des parents d’élèves pour dénoncer les baisses de moyens et distribuer des tracts aux habitants. Un rassemblement similaire avait lieu dans le même temps devant le collègue Malraux à Voreppe. Au total, ce sont près d’une centaine de personnes qui se sont réunies pour dire non à la baisse du nombre d’heures dans l’établissement de Saint-Égrève.

Une baisse de moyens constante dans l’académie

Alors que les premiers chiffres sur les moyens pour la rentrée 2024 tombent, le constat est sans appel : le rectorat et le ministère continent de saborder les moyens ! Ainsi pour la prochaine rentrée, c’est l’équivalent de 32 temps pleins qui seront supprimés à l’échelle de l’académie grenobloise !

Au collège Barnave, ce sont plus de 55 heures qui disparaissent à la rentrée 2024, un véritable scandale, alors même que le nombre d’élèves reste quasiment équivalent ! Résultats : suppression d’une classe de quatrième et d’une classe de troisième. Les autres classes se retrouveront donc toutes pleines à 30 élèves. De plus, plusieurs groupes de sciences et une heure de cours en sixième vont également disparaître.

Malgré les quelques remontées de moyens les années précédentes, cette saignée équivaut à la suppression de 49 heures d’enseignement depuis 2017 pour l’établissement.

Une nécessaire mobilisation qu’il reste à construire !

Alors que la date du 1er février a été une réussite dans le secteur de l’éducation, la reconduction de la grève n’était pas à l’ordre du jour pour les directions syndicales.

Au collège Barnave, les grévistes étaient ainsi plus de 80 % le 1er février. Tirant les enseignements de la réussite de cette journée, les enseignants ont organisé une journée « collège mort » le mardi suivant. Bilan : aucun élève n’est venu au collège, et des parents sont venus manifester leur soutien à l’équipe enseignante réunie devant l’établissement. Une assemblée générale organisée dans la foulée a permis d’organiser le rassemblement du 15 février.

Quelles suites à ces mobilisations ?

D’autres mobilisations existent dans les établissements de l’agglomération grenobloise, de l’académie et en France. En plus de la question des moyens, c’est également l’instauration de groupes de niveaux et du projet du « choc des savoirs » qui sont dénoncés par les équipes enseignantes !

Il va maintenant falloir coordonner ces colères, les amplifier et se donner les moyens de construire un mouvement national de grève et de contestation de la casse des services publics ! La date du 19 mars, journée nationale de grève de la fonction publique, pourrait servir de premier tremplin, pourquoi pas vers un mouvement plus long, plus résolu et qui s’adresserait y compris aux travailleurs du privé, également en lutte pour leurs conditions de travail et leur salaire ?

Léonard Valot