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Mobilisation paysanne : le « deux poids, deux mesures » de nos gouvernants

Le militant écologiste Yannick Jadot en est persuadé : « Les écologistes feraient le millième de ce qu’il se passe aujourd’hui ils seraient en prison et condamnés », a-t-il affirmé sur le plateau de Public Sénat, disant tout haut ce que beaucoup pressentent depuis la montée en puissance de la colère des agriculteurs. Une mobilisation qui se traduit par des actions d’envergure, du blocage d’autoroutes aux paquets de fumiers, ou autre résidus agricoles, déversés devant les préfectures, voire à Carcassonne l’explosion d’un bâtiment de la direction régionale de l’Environnement. Et là, pas d’évacuation par les CRS, pas d’arrestations, pas de gaz lacrymogènes ni de coups de matraques, pas de condamnations des « agro-terroristes » par le gouvernement, la droite et l’extrême droite, pas d’accusation de « prendre en otage » les automobilistes, etc. Les ministres « comprennent » la détresse et la colère du monde paysan mais beaucoup moins celles des salariés lorsqu’ils manifestent pour leur salaire ou leur retraite ou celles des écologistes (les fameux « écoterroristes ») lorsqu’ils s’en prennent aux bassines ou aux pesticides. Alors un « deux poids, deux mesures » ? Bien sûr. Les principales organisations syndicales agricoles (FNSEA et Jeunes agriculteurs), qui surfent aujourd’hui sur l’angoisse des petits paysans, ont toujours été cul et chemise avec la droite et ses gouvernements auxquels ils ont fournis plusieurs ministres de l’Agriculture. C’est le même monde avec ses petites combines et sa politique en faveur de l’agro-industrie et des paysans riches.