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« Onet, malhonnête » : les agents et agentes d’entretien des hôpitaux de Montpellier en reconductible

Lundi 18 septembre à cinq heures du matin, comme depuis le début du mouvement vendredi 15 septembre, une quarantaine de salariés de l’entreprise de sous-traitance en ménage Onet de plusieurs hôpitaux de la métropole montpelliéraine se retrouvent sur un piquet de grève pour réclamer une rémunération décente et une amélioration des conditions de travail jusqu’à aujourd’hui dans une cadence infernale et sous haute surveillance.

Un rythme insupportable et une surveillance accrue

Vendredi 15 septembre, des agents et agentes d’entretien des divers hôpitaux de Montpellier (Lapeyronie, La Colombière et Gui de Chauliac) se sont mis en grève illimitée. Parmi leurs revendications, la dénonciation de l’établissement d’un nouveau système de pointage : les cadences déjà étaient difficiles à tenir auparavant, mais à présent, à chaque tâche établie, les employés doivent scanner la pièce qui vient d’être nettoyée via leurs téléphones, « il n’est pas rare de croiser des collègues qui se retrouvent bloqués plusieurs minutes quand l’application dysfonctionne, cela nous fait perdre beaucoup de temps » relate une employée d’Onet.

Cette décision de la direction révolte d’autant plus les salariés que ceux-ci n’ont pas été consultés avant la mise en place : « On aurait davantage accepté cette mesure si le CSE avait été consulté, on aurait peut-être trouvé un accord s’il y avait eu un dialogue, on aurait demandé un temps supplémentaire pour l’appliquer ! » Khadija, la secrétaire syndicale d’Onet, s’est entretenue avec la direction vendredi pour exiger le retrait de ce système de pointage jusqu’à la consultation des travailleurs et travailleuses. Onet a admis n’avoir pas consulté le personnel, mais, a priori à la suite d’un contrôle ce lundi matin, il a été constaté que ce système est toujours en place.

Des mises à pied arbitraires, la « qualité de travail » pour bouc émissaire

Les salariés de l’entreprise de sous-traitance dénoncent aussi des mises à pied infondées au cours de ces dernières années : sans même envoyer d’avertissement au préalable ou tentative d’avertir la personne d’un problème sur sa « qualité de travail » au préalable, Onet a mis à pied des salariés sous ce prétexte. La CGT dénonce une démarche abusive et demande sa suspension de suite.

De plus, les agents et agentes d’entretien réclament depuis des années que la société leur transmettre des fiches de poste, les employés faisant jusqu’aujourd’hui sans : « Cela est bien pratique pour eux, ils peuvent nous rajouter du travail alors qu’avec une fiche de poste nos tâches seraient délimitées. » Comble du mépris de la part du patronat, après des années à la réclamer, Onet a finalement transmis à ses salariés non pas des fiches de poste, mais des fiches de méthode rédigées à la main sur chaque chariot qui leur expliquent comment bien nettoyer !

Une caisse de grève est disponible en ligne et sur le piquet de grève.

Une revendication centrale : un salaire décent pour toutes et tous !

La lutte des salariés d’Onet ne peut que nous inspirer à construire des cadres d’auto-organisation dans lesquels les travailleurs et travailleuses pourront s’unir afin de faire entendre les intérêts de notre classe et de construire un rapport de force contre le patronat qui ne cesse d’attaquer ! Pour les soutenir, une caisse de solidarité a été créée en ligne via https://www.cotizup.com/onet-mtp.

Les grévistes se retrouveront à nouveau sur le piquet demain matin à partir de cinq heures à l’entrée principale du CHU Lapeyronie dans l’attente d’une réunion qui devrait avoir lieu au cours de l’après-midi.

Correspondant