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Paris 2024 : des sans-papiers travaillent toujours sur des chantiers des JO

La Solideo, l’établissement public chargé de la construction et de la rénovation des infrastructures olympiques et paralympiques, a tenté de déterminer le nombre de travailleurs sans papiers employés en toute illégalité sur les chantiers des JO. Elle n’est parvenue qu’à une estimation, en dénombrant au moins 130 sur un total de 30 000 personnes. Une estimation très largement sous-évaluée. Car de son côté, une unité régionale de contrôle placée sous l’autorité du ministère du Travail, l’Uracti, a examiné la situation de 1 150 ouvriers sur les futurs sites des Jeux. Lors d’un contrôle d’ampleur sur le chantier du village des athlètes, en Seine-Saint-Denis, des inspecteurs du travail ont comptabilisé une dizaine de personnes en situation irrégulière sur une soixantaine contrôlées. Soit un ouvrier sur six, ce jour-là et sur ce site, c’est-à-dire plus de 16 %. Dans ce dossier les grandes entreprises du BTP donneuses d’ordre – Eiffage, Spie Batignolles et GCC – n’ont pas été inquiétés, car elles renvoient la balle à leurs sous-traitants qui ont eux-mêmes d’autres sous-traitants qui s’assoient sur le Code du travail. Un scandale qui dure depuis des années et sur lequel les pouvoirs publics, parfaitement au courant, ferment les yeux.