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Paris : des centaines de femmes vivent leur maternité à la rue

L’Agence France-Presse a publié un reportage sur les femmes exilées qui, dans la capitale, vivent leur maternité dans la rue faute d’hébergement. Pour dormir au chaud, elles s’abritent, avec leurs familles, dans des cages d’escalier ou des locaux à poubelles. « Avant, il arrivait qu’on voie des femmes enceintes à la rue, on était affolés, mais on finissait toujours par trouver une solution », rappelle Véronique Boulinguez, une sage-femme de la Protection maternelle et infantile. « Maintenant on en est à supplier pour que les femmes soient mises à l’abri au dernier trimestre de grossesse. Est-ce normal pour un bébé de trois mois d’être dehors ? », interroge-t-elle. Malgré les efforts déployés sur le terrain, vivre sa maternité dans la rue devient l’ordinaire de nombre d’exilées. « On est monté jusqu’à 200 personnes certains jours. En France, il y a la volonté politique d’un accueil par le trottoir », dénonce Yann Manzi, cofondateur de l’association Utopia 56, qui tient chaque soir une permanence place de l’Hôtel-de-Ville pour aider les femmes enceintes ou avec bébé à trouver un hébergement. La situation n’est pas propre à Paris. Mi-février, cinq grandes villes ont annoncé poursuivre l’État pour dénoncer ses « carences » en matière d’hébergement d’urgence. Mais pour Macron on ne peut pas « en même temps » subventionner les marchands de canon et pendre soin des femmes enceintes à la rue.