Nouveau Parti anticapitaliste

Nos vies valent plus que leurs profits

Saclay contre les profits de guerre

Mercredi 13 décembre au matin, 25 étudiants et employés de l’université Paris-Saclay ont trouvé mieux à faire qu’aller en cours : le comité de soutien à la Palestine de Saclay organisait une action de solidarité devant le centre recherche et développement de Thalès, à Palaiseau. Dès 8 heures 30, deux banderoles sont déployées, un fumigène allumé, et les premiers slogans sont lancés. Pendant ce temps, d’autres distribuent des tracts aux travailleurs de Thalès, appelant à la solidarité nécessaire entre travailleurs du monde entier, pour que cessent les massacres en Palestine.

Dans la semaine qui a suivi les attentats du 7 octobre, le cours en bourse du groupe Thalès a bondi de près de 13 % et des augmentations comparables ont été enregistrées pour les autres groupes de l’armement. Cette spéculation sordide sur le massacre organisé par l’État d’Israël illustre bien l’inhumanité du capitalisme, à la recherche de profit quel qu’en soit le coût humain.

Les travailleurs de Thalès, Safran et autres Dassault, eux, n’ont aucun intérêt au massacre en cours. Ce ne sont pas non plus eux qui sont responsables des choix industriels de ces grands groupes où le militaire occupe une place centrale. Ils ont par contre bien des raisons, comme tous les travailleurs, d’être solidaires du peuple palestinien, et leur place dans la production d’armes pourrait leur donner un poids certain dans la lutte pour la fin de cette barbarie.

Correspondant