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Tahiti : vers l’abandon de la tour de surf

Depuis des mois une partie de la population locale et des associations écologistes protestaient contre le projet de construction d’une tour métallique à Teahupo’o, sur le site des épreuves olympiques de surf, supposée accueillir juges, journalistes et officiels. Petit détail : cette tour devait être érigée sur un récif de corail qu’elle aurait gravement endommagée. Un gâchis irrémédiable pour les opposants qui soulignaient qu’on ne pouvait accepter une telle destruction pour une compétition de quelques jours. Finalement la Fédération internationale de surf vient de faire savoir que l’on pouvait fort bien se passer de cet édifice en « jugeant les épreuves via des images prises depuis le rivage, la mer et aériennes ». Ce qui a pris à contre-pied le président de la Polynésie française, Moetai Brotherson, qui jusqu’à là affirmait mordicus que la tour était la seule solution et vouait les opposants « irresponsables » aux gémonies. Il a constaté amer : « C’est un peu tard pour se réveiller. » On se demande si la phrase visait la Fédération internationale ou si c’était une tardive auto-critique.