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Une catastrophe pas si naturelle

Deux mois après les premières inondations dans le Pas-de-Calais, la population s’est de nouveau retrouvée les pieds (et parfois plus) dans l’eau. Les sols détrempés depuis novembre n’ont pas eu le temps de sécher, plongeant la région dans une nouvelle catastrophe sans même que les pluies n’aient été particulièrement fortes ces dernières semaines. Les raisons de ce drame sont à chercher ailleurs. Dans cette région plate et par endroit au-dessous du niveau de la mer, les infrastructures jouent un très grand rôle. Or, elles sont défaillantes : les pompes sont hors d’âge, les canaux pas toujours entretenus faute de moyens matériels et humains… D’autant qu’une des causes les plus importantes de l’ampleur de la catastrophe, c’est, d’une part, le grand nombre de constructions qui ont été édifiées en zones inondables ; d’autre part, la disparition des zones humides qui absorbaient l’eau mais ont été en partie bétonnées. Or les zones inondables et zones humides indispensables sont connues et répertoriées depuis très longtemps. Mais les autorités préfèrent bien souvent les ignorer pour favoriser les promoteurs immobiliers. C’est toute une gestion des risques à l’économie qui prend l’eau !