L’Europe des barbelés se porte bien

Cité par Courrier international, le journal italien Il Foglio, de Milan, a calculé que depuis la chute du mur de Berlin, en 1989, l’Union européenne a érigé plus de 3 000 kilomètres de murs, clôtures et barrières diverses pour empêcher les migrants d’entrer sur son territoire. Elle a fait de Frontex, l’organisme de contrôle aux frontières extérieures, la première agence de l’Union. De plus elle veut entraver les activités des ONG spécialisées dans le sauvetage en mer des migrants. Désormais elle envisage la possibilité de financer la relocalisation de 50 000 réfugiés alors même que l’an dernier près d’un million de demandes d’asile ont été enregistrées dans l’Europe des 27. Une goutte d’eau. Quant à l’idéal européen, censé représenter la fraternité et l’ouverture des frontières, il apparait pour ce qu’il est : une sinistre plaisanterie.

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